Transparent-logo

Une annonce immobilière peut présenter un terrain comme « plat », « viabilisé », « au calme » ou « idéalement exposé ». Pourtant, quelques minutes sur place suffisent parfois pour découvrir des contraintes absentes des photos.

 

Une bonne checklist avant l’achat d’un terrain permet donc d’éviter de prendre une décision uniquement parce que la parcelle semble belle ou que son prix paraît intéressant.

L’objectif d’une visite n’est pas seulement de savoir si vous aimez le terrain. Il faut déterminer si votre projet peut réellement y être réalisé et à quel coût.

1. Vérifier les limites du terrain

Avant même d’étudier la construction, essayez de comprendre exactement ce qui est vendu.

Une clôture existante ne correspond pas nécessairement à la limite juridique de la propriété.

Demandez :

  • les références cadastrales ;
  • la surface annoncée ;
  • l’existence éventuelle d’un bornage ;
  • les plans disponibles.

Vous pouvez effectuer une première consultation sur le site officiel : Consulter le cadastre

Pour une définition précise des limites, un bornage par géomètre-expert peut cependant être nécessaire.

2. Observer la pente

La pente influence directement le coût du projet.

Un terrain en pente peut offrir une vue exceptionnelle, mais il peut également nécessiter :

  • terrassement ;
  • murs de soutènement ;
  • fondations adaptées ;
  • voies d’accès spécifiques ;
  • gestion particulière des eaux.

Dans certaines zones autour de Grasse, ce critère mérite une attention particulière en raison du relief.

Ne regardez donc pas uniquement la surface.

Un terrain de 900 m² presque plat peut être plus simple et moins coûteux à exploiter qu’un terrain de 1 400 m² très pentu.

3. Vérifier l’accès réel à la parcelle

Pouvez-vous rejoindre facilement le terrain en voiture ?

Et surtout : les engins de chantier pourront-ils y accéder ?

Examinez :

  • la largeur de la voie ;
  • les virages ;
  • la pente ;
  • le portail éventuel ;
  • les possibilités de croisement ;
  • l’accès des camions.

Un accès qui semble suffisant pour votre voiture peut devenir problématique pour une toupie à béton ou un camion transportant des matériaux.

Demandez également si l’accès est entièrement situé sur la propriété ou s’il repose sur une servitude de passage.

4. Chercher immédiatement les réseaux

Un terrain annoncé comme constructible n’est pas nécessairement viabilisé.

Il faut identifier la présence de :

  • l’eau ;
  • l’électricité ;
  • l’assainissement ;
  • les télécommunications.

Demandez précisément où se situent les réseaux.

Dire qu’ils se trouvent « à proximité » n’est pas suffisamment précis.

Selon la distance et les travaux nécessaires, le raccordement peut représenter plusieurs milliers d’euros.

5. Observer l’environnement sonore

Une visite de quinze minutes peut être trompeuse.

Restez silencieux quelques instants.

Écoutez.

Y a-t-il :

  • une route fréquentée ?
  • des avions ?
  • une activité industrielle ?
  • des chiens ?
  • un établissement bruyant ?
  • une école ou un stade à proximité ?

Si vous êtes réellement intéressé, revenir à une autre heure de la journée peut être très instructif.

Un environnement calme le dimanche matin peut être complètement différent à 8 heures un lundi.

6. Examiner l’orientation et le soleil

Une belle exposition peut fortement améliorer le confort de la future maison.

Pendant la visite, observez :

  • la course du soleil ;
  • les bâtiments voisins ;
  • les arbres ;
  • le relief ;
  • les montagnes ou collines susceptibles de créer de l’ombre.

Pensez également à la situation en hiver.

Le soleil beaucoup plus haut en été peut donner une impression trompeuse de luminosité.

7. Examiner les constructions voisines

Le voisinage fournit souvent de nombreuses informations.

Regardez la hauteur et l’implantation des maisons voisines.

Cela peut donner une première idée des constructions réalisées dans le secteur.

Attention : cela ne garantit absolument pas que vous pourrez construire la même chose.

Les règles peuvent avoir changé et chaque parcelle présente ses propres contraintes.

Il faut donc ensuite consulter le PLU.

8. Vérifier le PLU avant de faire une offre

C’est probablement l’une des étapes les plus importantes de cette checklist achat terrain.

Le PLU permet notamment de connaître le zonage et les principales règles applicables au terrain.

Le Géoportail de l’Urbanisme permet de consulter de nombreux documents locaux : Accéder au Géoportail de l’Urbanisme

Pour Grasse, un PLU est actuellement publié comme document en vigueur sur ce portail.

Ne vous contentez donc jamais d’une affirmation du type :

« Le propriétaire m’a dit que c’était constructible. »

Le bon raisonnement est plutôt :

« Est-ce que mon projet précis peut être réalisé sur ce terrain ? »

9. Rechercher les risques naturels

Ce point est particulièrement important dans certaines régions.

Il peut exister des risques :

  • d’inondation ;
  • d’incendie ;
  • de mouvement de terrain ;
  • de retrait-gonflement des argiles ;
  • de radon ;
  • technologiques.

Le portail public Géorisques constitue une excellente première étape : Vérifier un terrain sur Géorisques

Une contrainte ne rend pas forcément le terrain inutilisable, mais elle peut influencer la conception, les coûts ou les possibilités de construction.

10. Regarder les arbres et la végétation

Un terrain très végétalisé peut sembler particulièrement agréable.

Mais avant d’imaginer simplement supprimer quelques arbres, vérifiez les éventuelles protections existantes.

Observez également :

  • la taille des arbres ;
  • leurs racines ;
  • leur proximité avec la future construction ;
  • la végétation des parcelles voisines.

La présence d’une végétation dense peut aussi masquer la pente réelle du terrain lors de la première visite.

11. Examiner l’écoulement des eaux

Cherchez les points bas.

Regardez les fossés, traces d’écoulement ou zones particulièrement humides.

Demandez au propriétaire ce qu’il se passe lorsqu’il pleut fortement.

Une visite réalisée pendant ou juste après un épisode pluvieux peut parfois révéler des informations invisibles en plein été.

12. Penser au chantier, pas uniquement à la maison terminée

Les acheteurs visualisent souvent leur future terrasse, leur piscine et leur jardin.

Il faut également imaginer les douze ou dix-huit mois précédents.

Où les véhicules de chantier vont-ils stationner ?

Où seront stockés les matériaux ?

Une grue peut-elle intervenir ?

Les camions peuvent-ils manœuvrer ?

Cette analyse est particulièrement importante sur les parcelles difficiles d’accès.

13. Vérifier les projets autour du terrain

La vue actuelle n’est pas nécessairement la vue de demain.

Un grand espace vide devant votre parcelle peut parfaitement être constructible.

Essayez donc d’identifier les terrains voisins et leur zonage.

Posez également des questions sur les projets dont le vendeur aurait connaissance.

Votre objectif n’est pas de prévoir l’avenir avec certitude, mais d’éviter d’acheter pour une caractéristique qui pourrait rapidement disparaître.

14. Faire une deuxième visite

Si le terrain vous plaît réellement, ne signez pas sur la seule impression de la première visite.

Revenez si possible :

  • à une autre heure ;
  • avec un professionnel ;
  • après avoir consulté le PLU ;
  • avec votre projet de maison en tête.

Vous remarquerez presque toujours de nouveaux éléments.

Besoin d'aide ? Notre équipe vous accompagne avec le sourire pour toutes questions.
Sylvain
Gérant de Terrain éco habitat
Call Now Button